Citizen AI
Espace parents

L’IA à la maison

Pas ou peu d’IA avant 13 ans. De 13 à 18 ans, une IA qui sert à apprendre, pas à faire à la place. Et vous, même largué dans la matière, vous pouvez devenir son meilleur coach.

Une mère avec un sifflet et un chronomètre aux côtés de son fils qui révise sur un ordinateur, le chien de la famille en arbitre
L’enquête · octobre 2026

Ce que font vraiment les ados.

Une grande enquête française vient de paraître : interface et YouGov ont interrogé, en juin 2026, 1 138 parents et 970 jeunes de 11 à 17 ans. Avec d’autres études récentes, elle dessine une génération déjà équipée, et des parents souvent un temps en retard.

78%des 11-17 ans utilisent une IA généraliste (de type ChatGPT).interface / YouGov, juin 2026
65%des 11-25 ans s’en servent pour leurs devoirs.Ipsos bva pour le groupe VYV et la CNIL, mai 2026
92%des ados utilisateurs passent plus de temps qu’ils ne le voudraient sur au moins un outil d’IA.interface / YouGov, juin 2026
32%des parents seulement se sentent suffisamment accompagnés face à l’IA de leurs enfants.interface / YouGov, juin 2026

Ce qu’utilisent les 11-17 ans

IA généraliste (ChatGPT, Le Chat…)78 %
Assistants vocaux55 %
IA intégrée aux réseaux sociaux50 %
Compagnons IA (« amis » ou personnages virtuels)32 %
Source : interface, « Grandir avec l’IA générative », data brief, 22/10/2026, enquête YouGov.

À votre avis ?

Parmi les enfants de 11-12 ans, quelle part utilise déjà régulièrement une IA généraliste ?

20 %
Source : interface / YouGov, juin 2026 : usage régulier d’une IA généraliste chez les 11-12 ans, et estimation de leurs parents.
À surveiller

Les compagnons IA

Ces applications jouent un ami, un confident, un personnage. 32 % des 11-17 ans en utilisent, et 59 % de ces utilisateurs y passent plus de temps qu’ils ne le voudraient. Un compagnon IA est le 2e service d’IA le plus visité par les 12-17 ans.

Chez les utilisateurs réguliers, 50 % disent ressentir des émotions négatives chaque semaine, contre 38 % de l’ensemble des ados : un lien à examiner, pas une preuve.

interface / YouGov 2026 ; Arcom, baromètre des services d’IA, juin 2026.
Le confident

Parler de soi à une machine

48 % des jeunes Français de 11 à 25 ans utilisent l’IA pour parler de sujets personnels ou intimes. Ce sont les plus jeunes qui s’y confient le plus : 14 % des utilisateurs de 11-12 ans, contre 6 % des 13-15 ans.

Aux États-Unis, un tiers des ados qui utilisent un compagnon IA lui ont déjà parlé d’un sujet sérieux plutôt qu’à une vraie personne.

Ipsos bva / VYV / CNIL, mai 2026 ; interface / YouGov 2026 ; Common Sense Media, juillet 2025.
Le point aveugle

Vérifier, on en parle peu

Au Royaume-Uni, 34 % des parents seulement ont expliqué à leur enfant comment vérifier qu’une réponse de l’IA est vraie. En France, 44 % des parents de jeunes utilisateurs ne sont pas à l’aise avec leur usage.

Bonne nouvelle : 89 % des ados y voient au moins un aspect positif. Ils sont prêts à en parler.

Internet Matters, juillet 2025 ; interface / YouGov 2026.

Ce que retiennent les chercheurs, et ce que nous en tirons

  1. L’usage commence avant 13 ans, souvent à l’insu des parents. Parlez-en tôt, même si votre enfant ne s’en sert pas encore.
  2. Les usages relationnels demandent le plus de vigilance. Un compagnon IA n’est pas un ami : c’est un produit conçu pour retenir l’attention.
  3. Les usages d’apprentissage sont à encourager, à condition que l’IA fasse travailler au lieu de faire à la place : c’est tout l’objet de cette page.
  4. Les parents attendent du soutien de l’école (51 %), des entreprises d’IA (41 %) et des pouvoirs publics (30 %). En attendant, les outils de cette page sont pour vous.
D’après les recommandations du data brief d’interface (22/10/2026).
1 · Quel usage à quel âge

Fais glisser l’âge.

Notre conseil change avec l’âge. En dessous, ce que disent les règles des outils et de l’école.

Âge de votre enfant
12ans
8131618
2 · Le bon usage

Ça fait apprendre, ou ça fait à sa place ?

Huit situations de la vie de tous les jours. Classez-les, et la règle va apparaître d’elle-même.

0 / 8 classéesPas de piège : chaque réponse est expliquée.
3 · La méthode

Cours, test, correction, remédiation.

Le bon usage de l’IA pour réviser tient en cinq étapes. Cliquez sur chacune : le message à copier est prêt, votre enfant n’a qu’à remplacer ce qui est entre crochets.

4 · Suivre sans fliquer

Un compte relié, un rendez-vous par semaine.

Le but n’est pas de surveiller chaque mot, mais de voir ensemble à quoi sert l’IA. Trois réglages simples.

Réglage 1

Relier les comptes

ChatGPT propose depuis fin septembre 2025 un contrôle parental : vous reliez votre compte à celui de votre ado.

  • heures de coupure (la nuit, pendant les devoirs sur table) ;
  • voix, mémoire, création d’images : activables ou non ;
  • contenus sensibles filtrés.

Attention : vous ne voyez pas ses conversations.

Réglage 2

Regarder ensemble

Une fois par semaine, dix minutes : votre enfant ouvre son historique et vous montre deux conversations qui l’ont aidé à apprendre. C’est lui qui choisit, c’est lui qui explique.

Prêter son propre compte n’est pas la bonne solution : les conditions des outils l’interdisent en général, et l’historique de chacun se mélange.

Réglage 3

Un contrat de famille

  • L’IA s’utilise pour comprendre et s’entraîner, jamais pour rendre un devoir à sa place.
  • On essaie d’abord seul, on demande ensuite.
  • On vérifie ce que l’IA affirme.
  • On ne lui confie pas ce qu’on ne dirait pas à un inconnu.
  • Le soir, l’IA dort aussi.

Sources : OpenAI, présentation du contrôle parental (29/09/2025) et conditions d’utilisation Europe ; Anthropic, conditions d’utilisation (2025) ; Mistral AI, conditions d’utilisation UE (2026) ; ministère de l’Éducation nationale, cadre d’usage de l’IA en éducation (14/06/2025).

5 · Devenir coach

Largué en maths ? Vous pouvez quand même l’entraîner.

L’IA prépare pour vous les questions, les réponses attendues et les pièges. Vous, vous faites ce qu’aucune IA ne fait : être là, encourager, faire expliquer.

6 · La bonne attitude

Entraîneur, pas juge.

Ces séances sont un entraînement bonus : ni note, ni sanction. Voici des phrases qu’on entend souvent. Lesquelles aident vraiment ?

Faire expliquerCelui qui explique apprend deux fois. Jouez l’élève qui ne sait pas.
Viser l’effortFélicitez la méthode et la persévérance, pas seulement la bonne réponse.
Court et régulierQuinze minutes trois fois par semaine valent mieux qu’une soirée entière.
Revenir trois jours aprèsReposer les questions ratées quelques jours plus tard, c’est ce qui fait retenir.
Pour aller plus loin

Ce que votre enfant trouve sur le site.